Médaille des Justes LEFEVRE

                 Remise de la Médaille des Justes à la Famille Lefèvre

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  bernard-simon-et-marie-szpizajzen.jpg       Cette récompense a été remise, le dimanche 2 décembre 2012, aux enfants et petits-enfants de Germaine et Victor LEFEVRE. Cette famille avait accueilli Bernard, Marie et Simon Spitzajzen de 1942 à 1945 au village de la Petite Chapelle.

          La cérémonie était  organisée par le "Comité Français pour Yad Vashem", représenté par Marie-France et  Norbert BENSAADON et Alfred SABBAH (délégués régionaux du Comité) et par la Mairie représentée par Stéphane SICOT Maire de Fougerolles.

          La Médaille a été remise, à titre posthume à Victor et Germaine LEFEVRE (représentés par leur fils Bertrand) par Michel LUGASSY-HAREL (Ministre aux Affaires Administratives près l'Ambassade d’Israël).

          Etaient présents à cette cérémonie Monsieur et Madame GOLDENBERG, anciens représentants de Yad Vashem, qui ont instruit le dossier.

        medaille-des-justes-068.jpg  Cette cérémonie a eu lieu en présence de nombreuses personnalités : de Monsieur le Sous-Préfet de Mayenne, de Monsieur Lescornet Vice-Président du Conseil Régional, de Monsieur Dupuis Vice-Président du Conseil Général,  du Conseil Municipal, des membres de l'Association Patrimoine, des descendants des familles d'accueil d'enfants cachés à Fougerolles et de Denise Pinson enseignante pendant la guerre.

        L’association du Patrimoine a présenté à nouveau l'exposition sur les enfants cachés.

 

    Discours du Président de l'Association Mémoire et Patrimoine: Raymond Juin 

       Lorsqu'en septembre 1995 j'ai ouvert à la mairie de Fougerolles un courrier envoyé par Mme Piernikartz, je n'imaginais pas que notre région avait participé et contribué à une opération de sauvetage d'enfants Juifs, sur ce secteur les recherches effectuées à Fougerolles, Landivy, Savigny le Vieux nous ont fait découvrir qu'une centaine d'enfants avaient été placés, cachés dans des familles souvent modestes, loin des villes ils étaient moins repérables donc mieux protégés. Pourtant certaines personnes savaient qui étaient ces enfants, le maires, les instituteurs, les médecins, le curé,... Tous se sont tus, il le fallait car ces familles d'accueils ont pris de grands risques pour eux-mêmes et leurs proches.

          Cette entreprise de sauvetage des enfants est organisée par les institutions juives : ainsi l'OSE (œuvres de secours aux enfants) regroupe à Paris les enfants avant leur placement, les informe sur leur nouvelle vie et trouve une convoyeuse pour les accompagner pendant leur voyage (Mme Mounier mais aussi Mlle Roussel) jusqu'à Laval et ensuite en car vers Landivy, là les familles les attendent et les emmènent vers leur nouvelle vie. Plus tard une assistante sociale vient régulièrement les visiter, Gilberte Nissim membre des Éclaireurs Israélites, venait sous un nom d'emprunt et parcourait la campagne à vélo. (Après la guerre elle épousa le Pr Ady Steg qui fut Président de l'Alliance Israélite Universelle). Madame Huard de l'Azerie à Fougerolles recevait les cartes d'alimentation d’après un récépissé émanant de l'U.G.I.F.

           Certains enfants étaient scolarisés et étaient bien intégrés parmi leurs camarades, ce qui parait étonnant ?.. c'est qu'ils étaient inscrits sur les registres sous leur vrai nom. Mme Denise Pinson, ici présente, que nous saluons peut témoigner, elle a fait l'école à Mariette Spitzajzen (Mme Bronstein) et à d'autre enfants juifs.

          D’après les témoignages recueillis beaucoup de ces enfants ont trouvé chaleur et réconfort dans leur nouveau foyer, pour certains ce fut plus difficile de s'adapter à cette vie rude à la campagne, pour tous, ils venaient de connaître la rupture avec leurs parents et découvraient des conditions différentes de leur vie  citadine, pas d'électricité, d'eau courante et de sanitaires, marcher en sabots, manger le lard et la soupe de choux, travailler,... à l'époque pour des enfants de campagne c'était normal. Si le lard pouvait être indigeste, la nourriture était riche, saine et abondante, la campagne ne connaissait pas les restrictions de la ville.

          Les familles avaient accueilli tous ces enfants dans la discrétion, elles sont restées discrètes lorsqu'ils sont repartis, pourtant quoi de plus beau et de plus grand que de contribuer à sauver des enfants. Elles tiennent une place qui rappellent qu'une autre France a existé face à celle de Vichy.

          Ils font notre admiration et ont droit à notre reconnaissance.                    R.J

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Ci-contre les descendants de Germaine et Victor Lefévre.

 

 

          medaille-des-justes-034.jpg  Très ému Bertrand a pris la parole pour nous raconter cette période. Il se souvient très bien de la journée où les Allemands ont débarqué dans la ferme de ses parents << Ils ont tiré sur les volailles et demandé à ma mère de  les cuire , pendant ce temps les enfants ont pu se réfugier chez des voisins.>>

        

 

  Dans la page " Les enfants Juifs cachés " vous trouverez le témoignage des enfants.

 

a-gauche-des-enfants-mme-lefevre-copie-copie.jpgMadame LEFEVRE : 2éme femme à gauche

au premier rang de la gauche vers la droite :

Simon

Bernard

Marie

Bertrand

 

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Date de dernière mise à jour : 2015-11-28 15:22:02