Mort de Louis Morin

               Louis Morin a été abattu par les Allemands le 28 juillet 1944.

Boucherie

                                                            Louis Morin est situé à gauche sur cette photo

               Louis Morin ouvrier à la boucherie Lemonnier de Fougerolles, est comme tous les hommes (300) du village rassemblés sur la place de l'église, par la division " Das Reich ", cette unité recherche les résistants qui ont réceptionnés les armes des récents parachutages de Panama.

               Aux environs de 9 heures du matin, avec d'autres personnes, il s'enfuit par la ruelle des Grands Jardins descend, accompagné d’Émile Diveu, par la rue des Terreaux (rue Marie Elisabeth Dubourg aujourd'hui) traverse le verger de pommiers de Madame Février et arrive en contrebas dans le pré de la Pologne (actuellement le plan d'eau communal).

              Les Fugitifs sont repérés par des soldats postés dans la cour de la ferme de la Provostière à la sortie du bourg vers Buais. Henri Gobbé est parti tôt le matin avec son ouvrier Vital Gillot couper du trèfle pour les animaux, reste dans la cour, Germaine son épouse et ses quatre filles ( Germaine, Simone, Andrée et Marie-Jo).

             Madame Gobbé a voulu envoyer Simone, quinze ans, pour qu'elle prévienne son père et son commis de ne pas revenir, mais elle en a été empêchée brutalement par un allemand (témoignage de Simone).

             Madame Gobbé raconte qu'un soldat (très grand) était équipé d'un fusil à lunette, de 150 mètres a visé Louis Morin, il a été abattu d'une seule balle, mort sue le coup, le temps que le soldat recharge son fusil, Émile Diveu a eu le temps de franchir le talus et d'échapper à la mort.

            En revenant avec leur tombereau de trèfle (tremène en patois)  Henri Gobbé et Vital Gillot ont été réquisitionnés pour aller chercher un brancard à l'hospice tout proche, afin d'aller recueillir la dépouille de Louis Morin.

            Après l'avoir emmené à l'hospice, ils ont été contraints d'aller sur la place avec tous les hommes retenus en otage. Après l'arrestation de 14 personnes tous les hommes ont été libérés en fin d'après-midi.

            D'après les récits de Germaine Gobbé et ses filles : Germaine (épouse Bancais), Simone (épouse Savaris) Andrée (épouse Bancais décédée), qui avaient 16-15 et 13 ans, Marie-Jo n'avait que 4 ans mais elle a entendu sa famille raconter cet événement.

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Date de dernière mise à jour : 2015-09-03 20:13:50