Des animaux étonnants à Fougerolles

                                                                      Le Touar

          Le touar, animal fabuleux : il parcourait, disait-on, le bocage, la nuit, en empruntant les chemins bordés de talus. Il n'a jamais été décrit avec précision. Animal à quatre pattes, probablement de la taille d'un renard ou d'un chien, il avait, selon certains, une particularité : d'un côté, deux pattes plus courtes que celles qui se trouvaient de l'autre côté, ce qui l'obligeait, lors de ses déplacements, à poser ses deux pattes plus courtes sur les pentes inférieures des talus afin de ne pas boiter. Entrons dans la réalité. Épisodiquement, la "chasse au touar" était organisée par des jeunes gens qui voulaient s'amuser aux dépens d'un des leurs, ou se venger de lui, en comptant sur sa naïveté ou sa crédulité. On lui vantait le touar et les mérites de celui qui le capturerait. Pour ce faire, on le priait de guetter l'animal, un soir. On l'installait, certains disent avec une lumière pour l'éblouir, en un endroit du chemin où le touar devait passer. On lui demandait même de tendre un sac ouvert afin de le capturer. De l'autre côté, les prétendants copains organisaient, au même moment, une "battue" dans les alentours en vue de la capture. En fait, ils retournaient tranquillement chez eux, en se moquant du naïf qui attendait pendant une bonne partie de la nuit le passage du touar inexistant.

                                                Le lièvre étrange

             Le lièvre étrange : l'histoire relatée ci-dessous est mentionnée par Henri Chevallier, dans ses Mémoires. Elle m'a été contée par Madame Guy (du Château de Goué). Elle est encore évoquée par certains Fougerollais. L'aventure se placerait vers 1880-1882.

             Un Fougerollais, Monsieur O. aimait parler en impie devant ses amis. L'un d'eux lui répondit, un jour, en plaisantant :"Ah! Vieux farceur, tu ne seras pas si brave quand viendra le trépas ! Et tu demanderas les prêtres." Sa réponse :" Moi un prêtre ? J'aimerai mieux voir un lièvre plutôt qu'un prêtre à ma sépulture!".

             Le jour de sa sépulture, un lièvre venant de la route de Désertines arriva à Fougerolles, le matin, avant la cérémonie. Il emprunta tranquillement la rue de l'Hospice, prit, à gauche,la rue entre la Salle d'Asile et le jardin Houssard (l'actuelle rue Elisabeth Dubourg), tourna à gauche au pignon d'une maison qui fait l'angle, s'engageant ainsi dans l'actuelle rue Moroge, se cacha dans un petit bosquet, en face de la maison mortuaire, et attendit.

             Le cortège pour les funérailles arriva. Les prières d'usage dites, le clergé et les nombreux assistants prirent la route vers l'église. Le lièvre sortit alors de sa cachette, suivit la foule jusqu'à l'église qu'il contourna pour aller, pendant l'office religieux, se blottir sous la pierre tombale (qui existe toujours, bien que légèrement déplacée). Monsieur LE SAULNIER-LAMOTTE, Capitaine de la Compagnie des Pompiers, qui habitait face à l’église, aperçut le lièvre au repos. Il prit son fusil. Mais sa femme l'empêcha de tirer, afin de ne pas troubler la cérémonie. Puis le cortège prit la direction du cimetière. Le lièvre repris sa marche, suivit le défilé, entra au cimetière. Mais là, il disparut et ne fut plus revu....

             Cette histoire parut dans la presse régionale et même dans un livre publié en Normandie en 1990.

                                       Le singe malicieux

             Le singe malicieux : l'anecdote est racontée par Albert DURAND dans son ouvrage sur "Fougerolles sous la Révolution". L'événement se place au début du XIXème siècle. Le curé de l'époque, le célèbre Abbé OUVRARD DE LA HAYE avait rapporté de ses nombreux voyages un singe apprivoisé. Un dimanche, ce dernier s'échappa et grimpa sur le toit de l'église. L'histoire ne dit pas comment il y parvint. Sur cet espace complexe qui est le toit de l'église de scie, le singe se plaisait, gambadait, paradait du haut de son perchoir, devant des spectateurs amusés, groupés sur la place de l'église. Il atteignit le clocher. Soudain, les cloches s'ébranlèrent pour la messe. Le singe en fut brusquement tout abasourdi, d'autant plus que, au même moment, les Fougerollais envahissaient la place pour se rendre à l'église. Malgré des incitations pour qu'il abandonne son perchoir, le singe ne capitulait pas. Accusa-t-il la foule (qui d'ailleurs s'agitait de plus en plus) d'être l'auteur de la sonnerie? Dans un reflexe de défense ou peut-être pour se moquer des spectateurs, il commença à saisir les ardoises du toit et les projeta sur la foule. On ne sait comment l'histoire se termina. On ne sait que l'état de dégradation du toit. On ne sait comment le singe regagna son  logis.    

                           Le coq dégringolé

             Photo "Le coq dégringolé". Le coq du clocher de l'église fut, un jour, déraciné de son perchoir lors d'une forte tempête. Ceci, vers le milieu du XIXème siècle. L'événement a inspiré Monsieur LAUMONDAIS (le fondateur de la filature). Il composa cette chanson intitulée " Le coq dégringolé ".

             Couplet 1                                                                Couplet 2

     Perché sur ta boule de cuivre                                   On prétendait qu'une poulette

     Au sommet de notre clocher,                                   Que tu lorgnais de ton perchoir

     On croyait que tu devais vivre                                   Affectant des airs de coquette

     Au moins un siècle sans broncher.                           Était réduite au désespoir.

     Mais hélas ! la tempête                                           N'était-il pas à craindre

     Que tu semblais braver,                                           Qu'un coq de ton état,

     En soufflant sur ta crête,                                          Ne veuille un jour enfreindre

     T'a fait dégringoler.                                                   La loi du célibat ?

           Couplet 3

          Aux habitants de Fougerolles

     Tu faisais connaître les vents.

     Bien qu'ils perdissent la boussole

     Tu faisais prévoir le beau temps.

     Ta funeste aventure

     Les a fort affligés.

     Ils ont tous la tournure

     De gens désorientés.

                                                  Refrain

                                         Oh ! Mon coq ! Mon pauvre coq,

                                         Je te pleure à toute heure

                                         Ciel, pourquoi m'avoir si tôt ravi,

                                         Mon pauvre coq ?

Photo

                   Photo de l'ancien coq de notre clocher. C'est probablement lui qui a inspiré le compositeur de cette chanson.

                                                      La bête

             " As-tu vu la Bête ?", "As-tu peur de la Bête ?","Il est vilain comme la Bête ?", ces expressions mystérieuses étaient encore entendues à Fougerolles avant la dernière guerre. Selon la tradition, la Bête hantait notre bocage. Elle se cachait derrière les haies pour mieux surprendre les voyageurs la nuit. Elle les "écaignait" dans les "bas chemins" et les effrayait sur les routes. Elle avait même, disait-on, renversé une carriole. Bref, elle semait l'épouvante. Elle sévissait surtout au sud de notre commune. Son point de départ était le village de Milvain, en La Dorée, d'où son nom :"La Bête de Milvain". Ce village n'avait pourtant en apparence rien de particulier, sinon quelques bâtiments anciens. A côté de ce village se trouvait le Pilet de Milvain sur la route Lévaré-La Dorée, à l'embranchement de la route de quarante sous vers Fougerolles.

            Réalité ou fiction ? La Bête était-elle un loup vagabondant à travers les campagnes comme c'était encore le cas au 19ème siècle ? Une bête échappée d'un cirque ? Autrefois des montreurs d'ours ou de singes qui circulaient de bourgs en villes auraient pu perdre en route un de leurs animaux. Était-ce tout simplement un chien errant de calibre inhabituel ?

            Seconde possibilité : était-ce une sorte de loup-garou, personnage déguisé en loup et qui, la nuit, effrayait les populations pour se venger d'un voisin, d'une famille,ou tout simplement pour s'amuser ? On disait aussi que, sous l'Ancien Régime, dans nos régions, des personnes se déguisaient en loup pur effrayer les gabelous (commis de la gabelle), afin de transporter le sel en fraude sans payer les droits obligatoires. Or un poste de gabelle avait existé à proximité du Pilet de Milvain. Cette tradition de déguisement se serait-elle maintenue même après la suppression des gabelles ?

            Autre interprétation : s'agissait-il, comme on disait alors, de "tours de physique" joués par des gens qui, en maniant ombres, lumières et formes virtuelles le long des routes, se plaisaient à créer des illusions d'optique figurant chevaux et moutons, supposés entraver le parcours des voyageurs apeurés ?

            Ou, était-ce simplement le fruit de l'imagination des voyageurs eux-mêmes, la vision supposée par eux d'un fantôme sous la forme d'un animal extraordinaire, vision exacerbée la nuit, par temps de brouillard, dans un bocage alors très touffu ?

            Était-ce enfin la manifestation du surnaturel, du Malin, du Démon, de Satan, qui, sous la forme d'un animal fabuleux, venait tourmenter les humains ?

            Face à ces questions, quelques éléments de réponse nous sont donnés par des événements qui se sont produits à La Dorée, événements réels, bien que assortis aussi d'une part de surnaturel. On ne peut les passer sous silence. Que les habitants de cette commune voisine me pardonne d'empiéter sur leur patrimoine ! Georges Dottin dans son remarquable " Glossaire des parlers du Bas-Maine", aidé par le Professeur Lucien Daniel originaire de La Dorée, présente, en patois, l'histoire de la Bête de Milvain. Le Docteur Morrisset, de Mayenne, s'y est intéressé, ainsi que Monsieur Troc. Le journal, "Le Courrier de l'Ouest", y consacre un article en 1978. 

            D'abord, les faits réels : une affaire d'héritage à La Dorée, vers 1850. Madame Lazerie, qui habitait le bourg de La Dorée, se querelle avec son beau-frère, Gustin Lefeuvre, propriétaire d'une ferme à Milvain. Ce dernier, célibataire, songeant à sa mort et à ses biens, voulait faire don d'un lit à l'hospice de Fougerolles et léguer une somme à la cure de La Dorée pour l'installation d'un vicaire, afin  d'éviter aux habitants de la paroisse d'aller à la première messe à Fougerolles le dimanche matin très tôt. Madame Lazerie lui intimait de régler sa succession à son profit. Le fermier de Gustin Lefeuvre à Milvain, un certain Meslin, chargé par son propriétaire de contacter  le notaire, mais menacé par Madame Lazerie, n'en fit rien et Gustin Lefeuvre décéda sans avoir fait ses affaires, disant à son fermier qu'il s'en repentirait. 

               Après le réel, l'extraordinaire : trois jours après la mort de Lefeuvre "le gars Meslin voyait la bête de Milvain"- et lui seul-, "Aussitôt qu'il était couché, la Bête arrivait, lui tirant son drap toute la nuit. Le pauvre gars... mourait de peur". C'était la vengeance de Lefeuvre. La Bête venait d'ailleurs du cimetière de La Dorée, situé sur la route de La Tannière. Elle passait par la Bigottière (en La Dorée) et elle arrivait à Milvain. Elle prenait toutes sortes de formes : chien, loup,ours, "bedouau" (=blaireau), chevreuil, mouton "gros comme un tonneau de 800 pots" et "qui crachait un jet de fumée très loin au devant de lui..., poussant un rugissement formidable qui retentit à plusieurs lieues à la ronde".

              On eut beau organiser des battues, rien n'y fit. Le curé de La Dorée, qui n'avait pas froid aux yeux, se rendit à Milvain, armé d'un pistolet : il échoua et ne dit jamais ce qu'il avait vu. Un habitant de La Dorée "fort comme un cheval" se rendit aussi à Milvain en proclamant :"je la débônerai ben, mé". La Bête le poursuivit jusqu'à l'entrée du bourg de La Dorée, réapparut à la sortie du bourg et le suivit jusque chez lui. Pris d'une grande peur, il décéda quelques jours après. Une voiture de Fougerollais ayant été renversée par la Bête, les gendarmes de La Tannière et tous les chasseurs de La Dorée partirent un soir vers Milvain. Ils aperçurent la Bête "dans une planche de chanvre". Ils tirèrent tous en même temps, mais "la Bête s'en alla sans se presser", ne laissant aucune trace.

              La vengeance atteignit aussi Madame Lazerie. La Bête l'empêchait de dormir. De plus cette dame narguait constamment le curé, son voisin. Ce dernier lui rappelait, en effet, que les dernières volontés de Lefeuvre en faveur de la cure de La Dorée n'avaient pas été respectées. Mais Madame Lazerie "n'voulait point ouï causer de ça". L'affaire fut même évoquée au prêche du dimanche à l'église de La Dorée.

            Finalement, la Bête de Milvain disparut lorsque Meslin quitta la terre de Milvain et lorsque Madame Lazerie, prise de remords et de peur "donna ses champs et fit élever une croix en granite au carrefour de Milvain". Cette croix, encore visible il y a quelques années, tomba en ruine et semble avoir disparu. Mais sur la route de La Dorée à La Tannière se trouve dressée une grande croix en granite où l'on peut lire le nom de Madame Lazerie.

            Revenons à Fougerolles, à la lumière des évènements de La Dorée. Le fondement de l'histoire de La Bête de Milvain se place, sans conteste, à La Dorée, au milieu du 19ème siècle dans des conditions très particulières décrites ci-dessus. Pourquoi cette histoire, très locale au départ et très spécifique, a-t-elle finalement fait tache d'huile et nous a-t-elle concernés ?

            Il a fallu, tout d'abord, que les Fougerollais reconnaissent l’existence de la Bête de Milvain. On peut envisager un animal réel, mais inhabituel et hors du commun, qui, par hasard et momentanément, aurait élu domicile dans le secteur de notre commune proche de Milvain, animal égaré, par exemple, mais qui fait peur à cause de son comportement et ses apparences étranges. Étant donnée sa présence à proximité de Milvain et son étrangeté, on lui aurait donné l'appellation de Bête de Milvain : un amalgame aurait donc eu lieu entre cet animal extraordinaire et la non moins extraordinaire Bête de Milvain dont les Fougerollais avaient vaguement entendu parler. Cet animal aurait donc été assimilé à la Bête de Milvain. Ce n'est qu'une hypothèse. Il y en a d'autres.

             Seconde remarque concernant l'emprise de la Bête de Milvain sur le territoire fougerollais : Pourquoi un animal fabuleux tel que la Bête de Milvain chargée de faire peser, à titre de vengeance, une malédiction sur seulement deux personnes à La Dorée aurait-il eu sa place sur le territoire fougerollais, puisque la malédiction ne concernait pas les Fougerollais ? Certains Fougerollais ignoraient peut-être même l'affaire de La Dorée. En fait, les attributions de la Bête de Milvain se sont peu à peu modifiées. A Fougerolles il ne s'agit pas de vengeance personnelle, comme c'était le cas à La Dorée. La Bête de Milvain a, si on peut dire, changé de visage.  Son action est désormais de déranger, de tourmenter, de faire peur. Donc elle peut s'exercer n'importe où, à l'égard de n'importe qui, d'où son influence à Fougerolles. Il faut croire aussi que la Bête de Milvain trouvait à Fougerolles un territoire propice à accueillir légendes et faits surnaturels. La peur provoquée par la Bête de Milvain pouvait, en effet, être interprétée de nombreuses manières. Il ne s'agit plus de l'étroit contexte qui était celui de La Dorée à l'origine de son action.

               Enfin, comment se fait-il que l'action de la même Bête de Milvain en Fougerolles ait perduré jusqu'au milieu du XXème siècle, alors que les origines de l'histoire de la Bête de Milvain remontaient à presque un siècle, même si cette Bête a modifié ses moyens d'action, comme on vient de le voir ci-dessus ? Ce serait supposer que la Bête est éternelle ou presque et que le goût du surnaturel lié à cette Bête aurait régné longtemps dans les esprits fougerollais, bien au-delà de l'affaire de La Dorée. Certes, des Fougerollais qui, à la fin du XIXème siècle ont traversé plusieurs fois, la nuit, le secteur hanté par la Bête de Milvain, ont affirmé n'avoir jamais vu la Bête. D'autres, disparus aujourd'hui, auraient peut-être dit l'avoir rencontrée. D'autres, disparus aujourd'hui, auraient peut-être dit l'avoir rencontrée. D'autres l'ont peut-être tout simplement imaginée dans les replis d'un bocage ténébreux. Depuis bien longtemps la Bête de Milvain n'avait plus rien à voir avec les événements de 1850 à La Dorée. C'est la raison pour laquelle elle a perduré si longtemps au milieu du XXème siècle à une époque où magie et fantasme étaient encore de mise.

            Après une première disparition liée au règlement des affaires de La Dorée, la Bête de Milvain réapparaît sous une autre forme (celle qui nous a concernés) puis disparaît une seconde fois, balayée par les événements très réels et autrement tragiques de la guerre de 1939-1945. La grande coupure dans son existence est là. Aujourd'hui, la Bête de Milvain, si elle garde son mystère, n'est plus qu'un souvenir. Elle est, en revanche, devenue un excellent sujet d'études pour les sociologues.

                                                                  Textes de Huguette Flatrès-Mury   

 

                                   Les Loups

            Ah ! si nos haies pouvaient parler ! Elles vous diraient aussi que, jusqu'en 1870, tous les hivers rudes, comme celui de cette année, les loups les franchissaient. Ils n'étaient pas nombreux, ils venaient tantôt seuls, tantôt par couple ou par 3 ou 4, échappés de la forêt de Bourberouge. Sur Barenton et Ger, on en tuait tous les ans, il y a un siècle, et j'ai chez moi des circulaires de préfets de cette époque, donnant des instructions aux lieutenants de louveterie pour leur extermination.

            L'un des derniers loups à Fougerolles fut vu par mon père en 1878, sur Aubigné, c'était le soir, à la nuit presque tombée, mon père avait alors 16 ans, il ne vit d'abord que deux yeux luisants, qui brillaient dans la nuit, puis d'un bond le loup, qui tenait quelque chose dans sa gueule, mon père ne put distinguer quoi, franchit une haie et partit comme une flèche en direction de la Doisnellière. Il était énorme et avait le cou plus gros que la tête. Le lendemain il y eut une battue dans les bois et taillis de la Doisnelière, qui couvraient encore une dizaine d'hectares, et le loup fut pris, avec sa louve et 3 petits. Depuis on n'en a jamais revu.

            Mon père avait plaisir à me conter ses souvenirs. Il avait une excellente mémoire, et contait avec verve, d'une  manière imagée, saisissante. Il était aidé dans ses souvenirs par Alexix Lereide, le père d'Elise, qui avait écouté comme lui les récits de mon grand-père, les soirs d'hiver, au coin du feu.

                                             Texte de Jean Durand de Saint-Front (frère de Marin-Marie)
    

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Date de dernière mise à jour : 2014-07-14 11:46:29